Nous possédons tous un cerveau mais malheureusement la plupart d’entre nous ne savons pas encore comment l’exploiter à son maximum. Ainsi, nous n’utilisons qu’un infime pourcentage de ses capacités, et le reste demeure inexploité, attendant que nous trouvions le moyen d’y avoir accès.
Nous pensons en établissant des liens à la manière de ces jeux pour enfants, où l’on doit relier des points entre eux jusqu’à ce que l’on obtienne une image. C’est ainsi que j’observe par la fenêtre et me dis qu’il doit faire froid dehors car l’herbe est givrée. Cette pensée m’amène à une autre pensée où je me dis qu’il serait sage de porter un manteau lorsque je sortirai de la maison. Le fait de songer à porter un manteau me rappelle à la pensée que je n’ai plus qu’une simple veste à ma disposition et qu’il faudra que je me procure un vêtement plus chaud prochainement. Cette autre pensée m’amène à vérifier mes économies pour savoir si j’ai les moyens de me payer un manteau neuf.
Comme on le constate, le simple fait d’observer l’herbe givrée par ma fenêtre m’a amené à réaliser que je devrai peut-être réviser mon budget. Mais inconsciemment, j’en arrive à des milliers d’autres déductions. Je peux me dire que ce sera la fête de Noël bientôt et que cela me donnera l’occasion de revoir ma famille. Je peux aussi songer à la fois où je me suis casser une jambe parce que j’avais glissé sur l’herbe trempée : ce qui m’amène à me dire que je devrai être vigilant lorsque je sortirai dehors.
En fait, les pensées qui nous viennent à l’esprit ne représentent que la pointe de l’iceberg par rapport à tous les liens possibles qu’il nous est donné de tisser suite à un même événement.
La faculté de puiser dans son esprit à travers toutes les correspondances d’un même phénomène observé et d’y apporter une nouvelle forme constitue l’essence de la pensée analogique. C’est le cas du pompier qui, ne sachant consciemment pas pourquoi, sort précipitamment d’un édifice en flamme juste avant que celui-ci ne s’écroule. Son cerveau en état d’alerte a analysé, à partir des centaines de feux observés dans sa carrière, les différentes composantes du feu de l’édifice en flamme et en est arrivé à la conclusion que quelque chose n’était pas normal. Et c’est à ce moment là que le signal d’un danger imminent lui a été donné.
Il est possible de transcender sa pensée de manière a avoir accès à une plus grande connaissance à partir des milliards d’informations stockées dans notre cerveau. Le problème est que nous sommes souvent trop crispés pour laisser notre matière grise fonctionner comme elle le devrait. À force de chercher à vouloir prendre le contrôle de notre vie, nous voulons aussi contrôler nos pensées mais le résultat ne peut qu’être médiocre car en agissant de la sorte nous bloquons le processus de réflexion en nous concentrant sur les quelques liens les plus évidents émis par notre cerveau.
Laissez votre cerveau agir et détendez-vous. Lorsque vous vous questionnerez sur un problème quelconque, ne cherchez pas à précipiter les choses et dites-vous que vous connaissez déjà la réponse (et cela est vrai). Laissez-vous imprégner par les perceptions qui vous viendront à l’esprit sans chercher à les retenir. Vous sentirez alors en vous des éléments refaire surface et constituer le résultat que vous attendiez. Parfois, vous ne serez pas en mesure de reconstituer le cheminement de votre pensée tellement vous aurez effectué de liens : c’est ce qu’on appelle le sixième sens, ou encore l’intuition. Celui qui saura calmer le tumulte de son esprit pourra, en plus de puiser dans le répertoire de toutes ses connaissances acquises et de tous ses souvenirs stockés pendant sa vie, avoir accès aux subtiles émanations émises par ses semblables. C’est ainsi qu’il pourra, à force de patience et de persévérance, établir un contact télépathique avec les Grands Esprits et puiser à même leur savoir. Un dicton zen dit : " Corps calme ; esprit calme ; cœur sage".
Dites-vous que vous êtes endormis et commandez à votre cerveau de vous éveiller. Vous constaterez alors une certaine souplesse au niveau de l’esprit où les pensées pourront circuler plus librement. Cette expansion de la conscience ouvre sur des capacités dont il est presque impossible d’en saisir toute la portée pour le non-initié. Plusieurs fonctions de certains plexus nerveux ne sont pratiquement pas exploités par l’être humain moyen : ce qui en résulte en une atrophie de leurs tissus cérébraux, limitant ainsi considérablement l’accès aux multiples facultés de l’esprit. Nous sommes en notre droit d’utiliser ce dont Dieu, dans son infinie Sagesse, nous a doté. Que le génie en vous se manifeste pour une compréhension plus juste de ce qui est, et une conscience plus approfondie de la place que vous occupez dans cet Univers qui est le nôtre.
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